Nymphe au fil en été

Conditions estivales

Depuis déjà plus de trois semaines, nous sommes entrés dans l’été ! Les dernières journées caniculaires en témoignent.Les niveaux d’eau ont drastiquement baissé. Dans certains territoires, les conditions – et tout particulièrement la faiblesse des débits ainsi que la hausse des températures qui en découlent – invitent à patienter avant d’arpenter les rivières. En effet, les poissons, sur ces portions soumises à un fort réchauffement, subissent un stress physiologique important. Au-delà de 22 °C sur une période prolongée, les conditions deviennent létales pour les truites et les ombres. Sur l’ensemble du territoire, les rivières gardent les stigmates de la sécheresse de 2022…

Pour ceux qui profitent de rivières encore fraîches (tailwaters, exsurgences, têtes de bassins), la pêche reste possible ! Néanmoins, les conditions estivales invitent à adapter sa pratique. L’activité se cantonne en effet aux heures les moins chaudes : très tôt le matin et tard le soir. Pour la pêche en sèche, elle se limite souvent aux quinze dernières minutes avant la nuit. Il s’agit d’être prêt ! Les premières éclosions de fourmis volantes annoncent néanmoins quelques bons coups du soir.

Pour ceux qui profitent de rivières encore fraîches (tailwaters, exsurgences, têtes de bassins), la pêche reste possible ! Néanmoins, les conditions estivales invitent à adapter sa pratique. L’activité se cantonne en effet aux heures les moins chaudes : très tôt le matin et tard le soir. Pour la pêche en sèche, elle se limite souvent aux quinze dernières minutes avant la nuit. Il s’agit d’être prêt ! Les premières éclosions de fourmis volantes annoncent néanmoins quelques bons coups du soir.

Qu’en est-il de la nymphe au fil ?

En nymphe au fil, on dispose d’un peu plus de marge de manœuvre, même si les prospections en pleine journée donneront rarement de bons résultats.

Il s’agira ainsi d’adapter sa gestuelle, ses montages (poids des nymphes et longueur de pointe), ainsi que sa lecture de l’eau.

Concernant les tailles de billes, dans beaucoup de cours d’eau de taille moyenne en conditions d’étiage, on descendra vers du 2,5 mm et en dessous : 2 mm, voire 1,5 mm afin de conserver un minimum de « naturalité » dans ses dérives.

Les truites recherchent les zones les plus fraîches et oxygénées ; on les retrouvera donc régulièrement dans les radiers, même peu profonds. Elles y sont en phase de nourrissage : il faudra veiller à un contact immédiat dès l’immersion. Le lancer « poussé-bloqué-levé » (ou « tuck cast »), ou le lancer appuyé, seront à privilégier. Tout retard dans la dérive se traduira par des touches manquées. On évitera aussi de pêcher avec une pointe trop longue, au risque là encore de passer à côté des touches. Il s’agira, comme toujours, d’arbitrer entre contact et naturalité…

Le chargement et les lancers seront rendus un peu plus délicats par la légèreté des nymphes. Pour faciliter le chargement, on pourra pêcher à deux nymphes (surtout dès que l’on passe en dessous de 2,5 mm).

On sera plus efficace en pêchant à relativement courte distance dans ces courants peu profonds. Néanmoins, la clarté de certaines eaux contraindra à rester « à distance ». Aussi, pour les dérives un peu plus lointaines, on cherchera à augmenter la vitesse de ses lancers en pratiquant le lancer avec tractions.

Question dérive ?
Je favoriserais plutôt des dérives obliques dans les radiers, qui permettent un bon contact, de faire passer les nymphes entre deux eaux sans accrochages récurrents, et facilitent la détection des touches via l’arc créé par l’indicateur. L’important est d’être en place, c’est-à-dire indicateur à fleur d’eau dès l’impact et d’amorcer sa dérive aussitôt, quitte même à être plus rapide que le courant sur les premiers centimètres de dérive. Encore une fois, dans les radiers peu profonds, tout se jouera souvent sur la première seconde : donc, du contact, du contact, du contact ! Il conviendra de peigner activement et assez rapidement : le lancer gâchette présenté dans la formation aide beaucoup à prospecter rapidement ce type de profil.

Et pour les nymphes ?
J’aurais tendance à conseiller des perdigones assez classiques (perdigone quill de pan, perdigone bordeaux, perdigone ice green) pour les zones de radiers rapides ; des pheasant tail sans collerette feront également très bien le job !
Dès qu’il y a un peu plus d’eau et moins de vitesse – c’est-à-dire là où les nymphes ont plus le temps de « se mettre en place » –, des nymphes plus texturées pourront faire la différence.

On retrouvera également quelques poissons dans les trous d’eau plus profonds. On aura donc encore recours à des billes de 2,8 mm, 3 mm à 3,5 mm sur certains postes. Là, on cherchera davantage à ralentir ses dérives en verticalisant dans les zones profondes.  On pensera également à animer ou simuler la phase d’émergence en bloquant volontairement sa dérive devant un obstacle et en queue de bassin. Aussi, si vous constatez une émergence en cours et un début d’activité des truites – surtout en fin de journée – veillez à insister sur la dernière phase de la dérive. Des nymphes plus texturées à collerettes pourront donc trouver une place utile dans votre boîte à nymphes. Une petite nymphe en potence (2 / 2,5 mm) sera souvent prenante.

Dans tous les cas, le mois de juillet nous réserve encore de belles pêches ! Pensez toutefois à limiter le temps de combat afin de ne pas épuiser les poissons au-delà de leurs capacités de récupération, à les manipuler le moins possible et avec soin. Et, autant que faire se peut, à éviter de les sortir de l’eau. Ce n’est clairement pas la bonne période pour les séances photo interminables !

Sur ce, je vous souhaite un agréable été,
À bientôt !

Pour tous les nouveaux inscrits à la newsletter, vous pouvez retrouver les précédentes publications dans la partie blog de mon site :
 https://matthieumercier-pechemouche.fr/

La formation en ligne compte aujourd’hui un peu plus de 80 élèves. Merci pour la confiance accordée !

➡️ Les inscriptions à la formation en ligne sont encore possibles. Pour l’instant, les nouveaux inscrits profitent encore de deux livres offerts : Apprendre et Maîtriser la nymphe au fil et un livre surprise sur les rivières des Cévennes et des Gorges.
Découvrez-les dans la partie Accueil et présentation des livres offerts.

Accès à la formation : https://nympheaufil.livre-guide.fr/formation

Matthieu Mercier


Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *